La paie française, à nouveau sur la plus haute marche du podium. Dommage!

Le cabinet international NGA Human Resources vient de publier les résultats de son enquête comparative sur la complexité de la paie de 40 pays. Sans surprise, la France conserve son titre acquis en 2017.

Il est bien peu probable que ce beau succès recueille le panégyrique que l’on serait pourtant en droit d’attendre. Ce ne sont pourtant pas les efforts répétés du législateur qui ont manqué. Malheureusement, le bulletin de paie « simplifié » (devenu « clarifiée », tant la vacuité de la mesure contrastait avec l’ambition et les discours de ses concepteurs) est resté sans effet pour contrecarrer l’accumulation de réformes en tous sens.

La complexification de notre système de paie est un fait et elle exerce une pression de plus en plus importante sur les employeurs.

Dorénavant, ils supportent le risque fiscal par la collecte de l’impôt prélevé à la source, en plus du risque social (URSSAF). Cette complexification crée l’insécurité et représente un coût supplémentaire pour les entreprises que personne n’ose chiffrer. Les prestataires et les éditeurs de logiciels de paie sont sous pression et doivent continuellement se former et produire des mises à jour dans des délais de plus en plus courts. À ce rythme, il est probable que DALLOZ, devra produire deux éditions de son Code du Travail par an.

Alors combien de temps faudra-t-il attendre pour que nous puissions nous réjouir d’abandonner cette première place du podium ? Rendez-vous en 2021.


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